Accouchement, Grossesse, Naissance

7 bonnes raisons de faire appel à une doula

17 novembre 2015
engager doula accompagnante naissance

Interrogez les mamans autour de vous et toutes vous le diront : recevoir du soutien lorsque l’on donne naissance peut faire une toute la différence et mener à une expérience positive d’accouchement.

Je me suis amusée à écrire un petit topo des bonnes raisons de faire appel à une doula pour sa grossesse et son accouchement. Bien qu’il en existe plus que sept, voici celles qui me semblent les plus pertinentes à connaître.

#1 Parce que sa présence peut réduire la durée de votre accouchement

Pendant tout le temps qu’elle vous accompagne, la doula vous rassure et vous met en confiance. En plus de vous dire que oui, vous êtes capable, elle vous rappelle de bouger régulièrement et d’adopter des positions de gravité qui permettront à votre bébé de faire son chemin plus facilement. Sa présence peut également limiter le recours à certaines interventions. Par ailleurs, en entrevoyant la naissance de manière positive, vous pouvez éviter certains blocages émotionnels qui pourraient mener à des complications.

« Pour ma part, ce n’est pas directement la présence de mon accompagnante qui a réduit le temps de l’accouchement, c’est tout ce qu’elle a pu nous enseigner pour gérer le travail à la maison… Je suis arrivée à l’hôpital juste à temps pour accoucher (3 heures après mon arrivée, nous tenions notre minie dans nos bras). Mon accompagnante nous a parlé et texté tout au long de la journée pour nous retrouver à l’hôpital juste à temps pour la naissance. » – Laure, maman d’Éloïse, 3 ans.

#2 Parce qu’elle est une précieuse ressource

L’accompagnante répond à toutes vos questions. Elle vous donne des conseils pour soigner les bobos de grossesse, pour favoriser la production des bonnes hormones pendant l’accouchement, pour tenter de préserver votre périnée, etc. Aussi, elle démystifie la grossesse, prépare à différents scénarios et vous aide à comprendre les interventions qui pourraient vous être proposées à l’hôpital.

« Mon accompagnante m’a informée sur une foule de choses concernant la grossesse, l’allaitement, l’accouchement, ce qui est normal, ce qui ne l’est pas. Elle a été d’une grande aide pour mes problèmes d’allaitement dans les premiers jours. Elle a aussi aidé mon conjoint à reconnaître les signes avant-coureurs du travail, comment vérifier l’ouverture du col, etc. » – Claudie, maman de Hermann, 17 ans.

#3 Pour tout le soutien moral qu’elle vous apporte

Une doula, c’est une oreille, une épaule, une main. Elle est une personne de confiance vers qui vous pouvez vous tourner dans le doute, la crainte ou l’inconnu. Elle vous écoute sans jugement et avec respect.

« C’était une première grossesse, loin de ma famille, sans aucune référence ou presque du système québécois. Mon accompagnante a su me rassurer devant un diagnostic de RCIU (retard de croissance intra-utérin). Sa présence et ses conseils m’ont été plus que nécessaires lors de certains moments-clés, le tout sans jugement. » – Marie-Pierre, maman de Mathieu, 5 mois.

« Je suis maman mono-parentale. Dès l’annonce de ma grossesse, le père de mon fils a choisi de ne pas s’impliquer dans sa vie. Une dépression suivie d’une autre, j’avais besoin d’une personne qui serait avec moi, qui me donnerait un peu « d’amour » durant le long et douloureux processus qu’est l’accouchement. Mon accompagnante m’a comprise dès notre première rencontre. Elle m’a rassurée et aidée à ne pas dérailler. Durant mon accouchement, elle est restée près de moi, à me parler calmement pour me soutenir. Je lui suis éternellement reconnaissante. » – Flora, maman de Yoann, 17 mois.

#4 Parce qu’elle vous accompagne du début à la fin

À l’hôpital, on accouche avec des professionnels que l’on ne connaît pas (infirmières, résidents, internes, etc.). Il se pourrait même que votre médecin ne soit pas de garde cette journée-là. Régulièrement, il y a des changements d’équipe. La présence de votre accompagnante, avec qui vous avez créé un lien depuis quelques mois et qui reste à vos côtés toute la durée de l’accouchement, est réconfortante.

« Je savais qu’il y aurait plein de gens dans la chambre d’hôpital dont le souci principal serait la survie du bébé et de la maman. J’avais envie de savoir qu’il y aurait aussi une personne qui aurait pris le temps de nous connaître et dont le principal souci serait de prendre soin de moi, non pas en tant que corps en train d’expulser un bébé, mais en tant que femme en train de devenir maman. Le jour venu, elle a fait en sorte que j’aie l’impression d’accoucher avec deux personnes dont j’étais proche, mon amoureux et une experte dans le domaine. » – Caroline, maman de Béatrice et Éloi, 5 et 3 ans.

#5 Parce que votre partenaire aussi a besoin d’elle

Levez la main, les papas qui ont eu l’impression de se sentir démunis devant leur partenaire en douleur, de l’abandonner en allant chercher un café ou encore de perdre les pédales à un moment ou à un autre parce que l’équipe médicale s’active et qu’on ne comprend pas son langage.

En le préparant lors des rencontres prénatales, une doula peut aider votre conjoint à être dans de meilleures dispositions pour vous soutenir. Elle fait équipe avec lui, le met en confiance, vulgarise l’information. Elle prend le relais sur les massages, vous fait des points de pression pendant qu’il vous soutient dans une position, reste à vos côtés pendant qu’il sommeille quelques instants.

« L’accompagnante pratiquait de nombreuses techniques de soulagement de la douleur, ce qui a m’enlevé beaucoup de pression quand je me sentais impuissant (malgré les leçons prises). Elle connait les rouages des hôpitaux ainsi que l’ensemble des services disponibles, cela nous a aidés dans la prise de décisions lors des discussions avec les médecins. Elle nous a expliqué les situations qui peuvent arriver tout au long de l’accouchement et nous a aussi beaucoup rassurés. Elle a ainsi rendu mon expérience beaucoup plus agréable. » – Nicolas, papa de Lya, 11 mois.

#6 Pour vous aider à gérer la douleur

Par ses gestes, ses mots et son réconfort, l’accompagnante aide à atténuer la douleur des contractions et à aller chercher force et courage pendant l’accouchement. En instaurant une ambiance propice aux bonnes hormones, en vivant vos contractions une par une, dans le moment présent et sans anticiper la suivante, en visualisant votre bébé faire un peu plus son chemin à chaque contraction et en acceptant qu’elles sont indispensables à l’évolution du travail, peut-être direz-vous « Non, merci! » à l’infirmière qui viendra vous proposer la péridurale. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, une bonne accompagnante n’est pas contre son recours et reconnaît que cet outil médical apporte un grand soulagement dans certaines situations.

« Je voulais un « coach » qui puisse m’accompagner dans toutes les étapes de l’accouchement, surtout les plus douloureuses. Avec le recul, je me rends compte que le plus gros du coaching s’est surtout fait dans ma tête, suite aux rencontres prénatales. Pendant l’accouchement, elle m’a proposé des positions, a fait quelques massages, a suggéré le bain à remous au bon moment et a été aidante auprès de mon amoureux qui lui me soutenait pendant les contractions. Finalement, j’ai eu la chance de vivre un accouchement naturel, sans péridurale. » – Éliane, maman de Léonie, 13 mois.

#7 Parce qu’elle prend soin de vous après la naissance

Entre le manque de sommeil, les pleurs et l’apprentissage de l’allaitement, le retour à la maison est parfois déstabilisant. On est en adaptation constante, les hormones nous jouent des tours et le baby-blues n’est jamais bien loin. L’écoute et l’appui qu’apporte une accompagnante lors de cette étape contribuent à la nouvelle dynamique familiale, favorisent la réussite de l’allaitement et peuvent réduire le taux de dépression port-partum.

« La présence de mon accompagnante a été très importante, surtout pour le début de la vie avec bébé. La naissance est survenue à la maison avec une sage-femme et j’ai du être transférée quelques heures à l’hôpital suite à une importante déchirure du périnée. Comme je suis séparée du papa, le rôle de mon accompagnante a été essentiel car elle est restée à la maison avec bébé (qui ne pouvait venir avec moi) et l’a pris en peau à peau pour que bébé se sente bien et entouré. Dans les jours qui ont suivi, elle est repassée chez nous pour m’aider avec l’allaitement (et me permettre de prendre quelques minutes pour moi, pour me doucher ou manger par exemple) mais elle a aussi été une oreille attentive durant les premières semaines. Elle m’a comprise, écoutée et soutenue mieux que personne. » – Alexia, maman de Lou, 6 semaines.

Saviez-vous qu’à l’époque pas si lointaine de nos arrière-grand-mères, la norme était d’accoucher à la maison, entourée des femmes du village qui venaient nous prêter main forte? Avec la médicalisation des accouchements, cette coutume s’est envolée. Heureusement, les choses ont bien changé depuis, les papas ont d’abord pu entrer en salle d’accouchement et l’on peut maintenant s’entourer d’une accompagnante à la naissance pour recevoir appui et réconfort dans ce moment si important. Alors pourquoi s’en priver?

Et vous, avez-vous eu recours aux services d’une accompagnante pour la naissance de votre bébé? En quoi sa présence vous a-t-elle été précieuse?

Crédit photo : Lucie Bataille Photographie

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